Mieux réglementer le commerce d’espèces sauvages, c’est protéger notre biodiversité et limiter les épidémies

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> Question écrite à la Commission européenne

La pandémie de COVID-19 que nous traversons semble trouver son origine dans la faune sauvage. Pourtant, au sein de l’UE, des milliers d’espèces sauvages, comme la chauve-souris, ne sont pas expressément interdites à la détention par des particuliers. En outre, les règles existantes diffèrent d’un pays européen à l’autre.

En raison de l’explosion de l’élevage d’animaux exotiques et des échanges mondiaux d’animaux sauvages dont l’état de santé est inconnu, le potentiel de transmission de zoonoses a augmenté. Par exemple, entre 2015 et 2019, au moins 61 primates sauvés au sein de l’UE étaient infectés par des maladies capables d’être transmises à l’Homme.

Ce commerce d’espèces sauvages a aussi des conséquences dramatiques sur notre biodiversité. Développement d’espèces invasives, mise en danger de la santé d’autres animaux, etc, ce commerce est l’un des principaux responsables du déclin de notre faune sauvage et de notre biodiversité.

C’est pourquoi, le 20 mars 2020, j’ai demandé à la Commission européenne, dans une question écrite :

– si elle envisageait de protéger la santé de nos concitoyens et notre biodiversité en renforçant les règles s’appliquant au commerce d’espèces sauvages.
– si elle prévoyait d’uniformiser la réglementation du commerce d’espèces sauvages au sein de l’UE dans le cadre de la stratégie biodiversité 2030 avec, par exemple, l’établissement d’une liste positive d’espèces autorisées.