16/01/2020 : La COP15 sur la biodiversité doit être l’équivalent de l’Accord de Paris sur le climat

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on telegram
Share on email

« Alors qu’un million d’espèces sont menacées d’extinction, l’adoption à une très large majorité de l’ambitieuse résolution sur la COP15 aujourd’hui en séance plénière est un signe positif pour la biodiversité » se félicite Agnès Evren, co-rapporteure sur le texte.
« Parce que la protection des espèces et des écosystèmes est une priorité tout aussi absolue que la lutte contre le changement climatique, j’ai plaidé pour que le Parlement européen appelle à ce que la COP15 soit l’équivalent de l’Accord de Paris sur le climat. Nous demandons à ce que ce grand rendez-vous international aboutisse à des engagements plus ambitieux et plus efficaces en faveur de la préservation et de la restauration de la biodiversité, autrement dit à adopter des objectifs réalistes mais mesurables, assortis de délais et juridiquement contraignants pour s’assurer de leur application.
Pour convaincre ses partenaires internationaux, l’Union européenne doit montrer la voie. J’ai ainsi veillé à ce que la résolution appelle également à mieux prendre en compte la protection de la nature à l’échelle européenne. L’Union européenne doit, elle-même, adopter des objectifs juridiquement contraignants dans sa prochaine stratégie à l’horizon 2030 qui sera présentée par la Commission européenne en mars et intensifier les efforts dans toutes les politiques de l’Union. Elle doit également allouer un budget suffisant à la protection et à la restauration de la biodiversité dans le prochain budget à long terme de l’Union européenne, par exemple en augmentant significativement l’enveloppe du programme LIFE.
Plus précisément, j’ai défendu l’importance d’évoluer vers des pratiques agricoles, forestières et piscicoles durables grâce à un meilleur soutien des professionnels et la nécessité d’évaluer de façon approfondie le rôle des villes et de mieux les inclure dans la définition et la mise en œuvre des politiques de protection de la biodiversité.
Cette résolution demande également l’établissement d’un objectif de 30% de zones protégées pour 2030 et de restauration de 30% d’écosystèmes dégradés. Je souhaite cependant que celui-ci ne soit pas un objectif général inatteignable mais prenne en compte les spécificités de chaque État membre, comme, par exemple, leur superficie.
Enfin, j’ai tenu à accentuer l’importance du rôle de l’innovation, de la recherche et de l’éducation en demandant une augmentation de l’enveloppe d’Horizon Europe allouée aux ressources naturelles.
La bataille n’est pas perdue, mais nous devons agir vite, mieux et davantage. »