Le Parlement européen dit oui au Pacte vert de la Commission mais lui demande encore plus d’ambition

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Les élus européens ont validé mercredi le principe de la feuille de route pour lutter contre le réchauffement climatique présenté par l’exécutif européen. Les eurodéputés demandent cependant plus de mesures pour contraindre les États membres à avancer sur le sujet.

Le Parlement européen a offert mercredi 15 janvier 2020 son soutien au Pacte vert  de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, tout en appelant à plus d’ambitions en matière de lutte contre le changement climatique.

Dans une longue résolution, les eurodéputés répondent point par point à la feuille de route dévoilée en décembre par Ursula von der Leyen. Elle a été adoptée à 482 voix pour, 136 contre et 95 abstentions.

Le 28 novembre, les eurodéputés avaient décrété l’urgence climatique lors d’un vote en session plénière à Strasbourg.

L’engagement de la Commission pour le climat salué

Saluant l’engagement de la nouvelle Commission pour une société plus saine, durable, équitable et prospère, présentant un bilan neutre des émissions de gaz à effet de serre (GES), le Parlement soutient la transition vers une société climatiquement neutre d’ici 2050 au plus tard.

Il défend de même l’idée d’une transition juste (qui) ne devrait laisser ni personne ni aucune zone géographique à l’écart et s’attaquer aux inégalités sociales et économiques. Ces deux points sont au cœur du Pacte vert et de la stratégie climat de la nouvelle Commission.

Il rappelle toutefois sa position plus ambitieuse que l’exécutif européen en ce qui concerne les réductions d’émissions de GES d’ici 2030, soit -55 % contre au moins 50 % dans le programme de la Commission.

Les eurodéputés demandent plus d’ambition

Il appelle la Commission à réviser rapidement le fonctionnement du marché du carbone (Système d’échange de quotas d’émissions, dit SEQE ou ETS selon son acronyme anglais) en particulier les règles d’allocation de quotas à titre gratuit. Cette barrière écologique est indispensable à la protection des consommateurs, agriculteurs et industriels européens qui ne doivent pas payer à eux seuls les conséquences d’un phénomène mondial. Ce mécanisme doit désormais être précisé rapidement afin que son installation ne tarde pas, écrivent Agnès Evren et Nathalie Colin-Oesterlé (Les Républicains – PPE) dans un communiqué.

Le Parlement européen demande de nouveaux objectifs nationaux en matière d’énergie renouvelable et la révision de la législation européenne sur l’efficacité énergétique, en particulier dans le bâtiment.

Le Parlement insiste également sur la nécessité d’une législation plus contraignante sur les pesticides et les produits chimiques. Sur les perturbateurs endocriniens, il demande à la Commission une proposition législative ambitieuse avant juin.

Un amendement visant à inscrire la contribution de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité à faible intensité de carbone a été retoqué. Il avait été déposé par un ensemble éclectique de députés, notamment des membres du PPE (droite, où siègent Les Républicains) élus d’Allemagne, de France, ou de Hongrie, des membres de Renew Europe (centre, où siègent le Modem et LREM), des conservateurs du groupe CRE, mais aussi des membres du groupe ID (extrême droite, où siège le RN).

https://www.ouest-france.fr/europe/ue/le-parlement-europeen-dit-oui-au-pacte-vert-de-la-commission-mais-lui-demande-encore-plus-d-ambition-6691255